“Le stress nous habite constamment. Nous sommes tous épuisés, physiquement et mentalement.” C’est ce qu’explique à la chaîne britannique BBC le capitaine pakistanais Hassan Khan, dont le navire est bloqué dans le détroit d’Ormuz, “zone de guerre” depuis le début de la guerre contre l’Iran, il y a trois mois.
Depuis le 29 février, ce sont en tout 1 600 navires et près de 20 000 marins qui sont “pris au piège” du conflit, avec le risque posé par les missiles, les mines ainsi que les blocus iranien et américain imposés sur cette voie maritime stratégique.
L’équipage “s’efforce de maintenir le rythme de travail habituel”, mais l’atmosphère est lourde. “Les plaisanteries joyeuses ont laissé place à un silence anxieux, ponctué par les sonneries de téléphone. Le moindre bruit fait sursauter, même en dormant”, raconte la BBC.
“Nous avons été témoins de l’horreur et de la dévastation”
“C’est comme si nous étions piégés dans un étang. Il n’y a qu’une seule issue, et c’est le détroit d’Ormuz”, explique Shafiqul Islam, capitaine d’un autre navire. Début mars, son bateau, le Banglar Joyjatra, naviguant sous pavillon du Bangladesh et transportant environ 37 000 tonnes d’engrais à destination de l’Afrique du Sud, se trouvait à 200 mètres à peine d’un port de Dubaï ciblé par une frappe iranienn
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À Téhéran, les vies parallèles d’une population à genoux
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