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Opérateurs télécoms face au chaos : Pourquoi Digicel et Natcom ne font-ils pas pression sur le gouvernement Fils-Aimé ?

Dans les contextes d’insécurité chronique, les opérateurs de télécommunications deviennent des acteurs malgré eux de la résilience nationale. Ils doivent naviguer entre menaces violentes, coûts exorbitants et pression sur les autorités. Les cas de MTN au Nigeria, des opérateurs en Afghan

Opérateurs télécoms face au chaos : Pourquoi Digicel et Natcom ne font-ils pas pression sur le gouvernement Fils-Aimé ?
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10 juillet 2026
Opérateurs télécoms face au chaos : Pourquoi Digicel et Natcom ne font-ils pas pression sur le gouvernement Fils-Aimé ? 
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Opérateurs télécoms face au chaos : Pourquoi Digicel et Natcom ne font-ils pas pression sur le gouvernement Fils-Aimé ? 

  • by Rezo Nodwes
  • 9 juillet 2026
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Dans les contextes d’insécurité chronique, les opérateurs de télécommunications deviennent  des acteurs malgré eux de la résilience nationale.  

Ils doivent naviguer entre menaces violentes, coûts exorbitants et pression sur les autorités.  

Les cas de MTN au Nigeria, des opérateurs en Afghanistan, et surtout ceux de Digicel et  Natcom en Haïti offrent une comparaison riche, particulièrement sur les stratégies de  pression (ou d’absence de pression) exercées sur les gouvernements. 

Au Nigeria, MTN a publiquement alerté en 2021 sur les disruptions de services dues à  l’insécurité (Boko Haram, bandits, conflits communautaires). L’opérateur a averti clients et  autorités que les réparations seraient retardées, exerçant une pression indirecte forte pour que  l’État protège mieux les infrastructures. Cette approche a fonctionné car le gouvernement  nigérian, bien que challengé, dispose d’une certaine capacité répressive et d’un marché  immense justifiant la présence de MTN. 

En Afghanistan, les opérateurs (MTN Afghanistan, Roshan, etc.) ont fait face à des  ultimatums talibans et ont alerté les autorités (gouvernement afghan et communauté  internationale) sur l’impossibilité de maintenir les services sans garanties. 

La menace de réduction de couverture ou de retrait partiel servait de levier explicite face à un  État soutenu internationalement.  

Les accommodements (paiements, négociations locales) coexistaient avec une visibilité  publique des contraintes. 

En Haïti, Digicel (leader du marché mobile, investisseur majeur) et Natcom (opérateur  historique, souvent lié à l’État via des participations) subissent une pression extrême des  gangs (Viv Ansanm et alliés), qui contrôlent 85-90 % de Port-au-Prince et des axes  stratégiques. 

Les attaques sur fibres optiques (Arcahaie), vandalisme et incendies d’antennes (notamment à  Kenscoff en 2025-2026) provoquent des blackouts récurrents.  

À Kenscoff, les gangs ont saisi temporairement des sites Téléco, coupé câbles, menacé  d’incendier et visé des antennes Digicel, perturbant communications et sécurité aérienne. 

Digicel (privé, irlandais d’origine) adopte une approche pragmatique : négociations via «  community liaisons » avec chefs de gangs pour accès, carburant et libération de personnel ;  fortification des sites ; backup satellite ; et lobbying discret auprès du gouvernement Fils Aimé et partenaires internationaux.

L’entreprise n’a pas émis de menace publique de départ ou de disruption massive.  

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