Alors que, pour beaucoup d’étudiants européens, l’été marque la fin de l’année universitaire, Die Zeit a donné la parole à quatre jeunes Allemands partis étudier dans des lieux hors du commun, “sous les aurores boréales ou les plafonds décorés de stuc, dans un château magique ou une université de masse”. Johannes Weidt suit un master à Oxford, une des meilleures universités du monde. Il y a découvert des traditions et un cérémonial particulier qui lui “donne parfois l’impression d’être dans un film de Harry Potter”. Mais il apprécie particulièrement la disponibilité des enseignants.
Lena Wiediger aussi étudie dans une très vieille université, celle de Bologne, la plus ancienne d’Europe :
“Les bibliothèques donnent l’impression de remonter le temps. Des colonnes anciennes soutiennent des plafonds en stuc et les murs sont ornés de peintures. Ce ne sont pas seulement les bâtiments qui témoignent de l’histoire de l’université : après la réussite à l’examen final, on reçoit une couronne de laurier, ce qui donne un peu l’allure de Jules César.”
Elle souligne le coût abordable de la vie et de la scolarité (elle est en échange Erasmus), contrairement à Johannes Weidt.
À Tromso, en Norvège, par la fenêtre de sa chambre, Judith Uttendorfer peut voir des aurores boréales. Dans cette université de l’Arctique, “la plus septentrionale du monde”, beaucoup de ses camarades viennent en cours à ski, et il neige jusqu’en mai. La jeune Allemande s’est vite accoutumée à la nuit polaire et “a l’impression d’être au bout du monde”. “C’est parfait pour mon master”, s’enthousiasme-t-elle.
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Luisa Joa est, quant à elle, bien plus au sud : à l’université du Caire, où étudient pas moins de 200 000 personnes. Malgré la taille de l’université, les séminaires ne sont pas surpeuplés, et Luisa Joa se délecte du caractère chaotique et parfois hospitalier de la capitale égyptienne.
À l’opposé de ces expériences dans des lieux mythiques ou hors du commun, la Frankfurter Allgemeine Zeitung a choisi de montrer à quoi ressemblent les études dans trois villes universitaires allemandes sous-cotées : Freiberg, Kaiserslautern et Magdebourg. Nico Antropow, qui étudie à Kaiserslautern, apprécie le fait que les loyers soient moins élevés qu’à Francfort, où il vivait auparavant. “Kaiserslautern me fait penser à un grand village”, confie-t-il. Les liens humains y sont chaleureux mais l’offre culturelle limitée. Quoi qu’il en soit, le jeune homme compte y poursuivre ses études. Pascal Pätzold, à Magdebourg, et Johanna Lewandowski, à Freiberg, ont des expériences et des impressions similaires.
En somme, les étudiants partis à l’étranger ont pu se confronter à de grandes différences et apprécier la nouveauté, tandis que ceux qui ont fait le choix de petites villes (ou de villes moyennes) dans leur propre pays ont avant tout recherché un bon rapport qualité-prix et un environnement rassurant. Deux façons de faire ses études qui, grâce aux programmes d’échange, ne sont d’ailleurs pas incompatibles.
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