Avec sa texture briochée et sa bonhomie discrète, le panettone est résolument un mets hivernal. Pourtant, le premier producteur mondial de ce gâteau italien s’appelle Bauducco, et il est brésilien. Un exemple parmi tant d’autres des liens qui unissent ces deux peuples.
Les ancêtres du pilote automobile Ayrton Senna venaient de Toscane et de Sicile, ceux de Jair Bolsonaro de Vénétie. La pizza est un incontournable des tables brésiliennes (mais avec des cœurs de palmier dessus) tout comme la mozzarella (appelée là-bas muçarela, et qui ressemble davantage à du gouda). Enfin, dans le sud du Brésil, on parle encore le talián, un dérivé de dialectes vénitiens mélangés à du portugais. L’héritage tangible des quelque 1,8 million d’Italiens qui émigrèrent aux aurores du siècle dernier vers ces terres tropicales.
Bref, Italiens et Brésiliens sont des cousins éloignés, mais ce n’est pas pour cette raison que toute la péninsule s’est découvert une passion soudaine pour les Verdeoro. Si les Transalpins veulent voir la Seleção soulever la coupe, c’est parce que son banc est désormais occupé par le dernier spécimen de cette espèce en voie d’extinction que sont les Italiens couronnés de succès dans le football : Carlo Ancelotti.
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Pendant ce temps-là en Italie : la complainte des absents et pas de pitié pour les autres Bleus
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