Camille (elle a requis l’anonymat, comme les autres femmes citées) fait partie de ces patientes, nombreuses, qui se sont tournées vers leur médecin dès qu’elles ont pris connaissance de « l’alerte sur le désogestrel ». « La nouvelle m’a fait l’effet d’un coup de massue, moi qui pensais prendre l’une des pilules les moins dangereuses du marché, rapporte la trentenaire, installée à Caen. Cela fait quinze ans que je prends ce progestatif, pas tant comme un contraceptif que comme un médicament pour m’éviter le calvaire des douleurs mensuelles de l’endométriose. Et je l’ai toujours très bien supporté. Mais l’information m’a vraiment fait paniquer. »
Le 10 septembre, l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) a annoncé lancer une campagne d’information à destination de 1,6 million de femmes prenant une pilule à base de désogestrel (Antigone, Cerazette, Elfasette, Optimizette, et autres génériques), pour les avertir d’un risque de méningiome. Une « tumeur généralement bénigne de la couche de tissu située entre le cerveau et le crâne », précise l’Agence dans le courrier qu’elle s’est engagée à faire parvenir, en deux vagues – depuis le 14 septembre, et à compter du 30 – aux femmes concernées et aux 90 000 professionnels de santé prescripteurs.
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