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Géopolitique

PISA 2025 : le succès en trompe-l’œil de la Chine

Les élèves chinois se classent à la première place mondiale en sciences. Mais seuls les résultats des jeunes des quatre villes et provinces les plus prospères sont pris en compte dans l’étude. Laissant de côté une grande partie du pays, bien moins développée.

PISA 2025 : le succès en trompe-l’œil de la Chine
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Si les résultats de l’étude PISA sur les acquis des élèves de 15 ans ont eu l’effet d’un choc en Europe, en France notamment, au constat d’un niveau en recul, la Chine, au contraire, excelle. Du moins ses quatre villes et provinces les plus prospères, Pékin et Shanghaï, le Jiangsu et le Zhejiang, deux provinces développées de l’Est qui jouxtent Shanghaï, seules représentées dans l’enquête PISA. Elles se hissent par exemple au premier rang en sciences avec un score de 597, bien au-dessus de la moyenne à 482 des pays de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE).

La Chine a pourtant eu le triomphe modeste après l’annonce, mardi 8 septembre, de ces scores. Et pour cause, la participation du pays apporte autant d’informations pertinentes sur l’indiscutable bon niveau de base des enfants originaires de ces régions qu’elle ne comporte de non-dits sur le système éducatif chinois et ses inégalités.

Le premier constat, indéniable, est celui du socle solide de connaissances des jeunes issus de ces régions. La culture confucéenne des nations d’Asie orientale met un fort accent sur l’éducation et la réussite académique. Elle est une priorité pour les familles mais aussi pour les autorités locales dans ces provinces. Avec la hausse du niveau de vie, davantage d’enseignants avec des degrés de qualification élevés sont recrutés, et les lycées les plus reconnus à Pékin ou Shanghaï cherchent souvent des professeurs dotés d’un doctorat.

Dans un pays d’une masse de 1,4 milliard d’habitants, la priorité, au fil de l’enfance et de l’adolescence, est donnée à la préparation au gaokao, l’examen d’entrée à l’université qui détermine toute une vie. Cela passe par un apprentissage dense dès le primaire, à la fois à l’école et en dehors, avec souvent des cours du soir et un effet de bachotage. Il est critiqué, y compris par les Chinois eux-mêmes, pour le stress qu’il fait peser sur les enfants, mais il apporte, finalement, un très bon niveau général dans les enseignements fondamentaux.

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