Une flamme, rallumée dans les ruines d’un temple grec, vient de parcourir le Sénégal. Cinq anneaux colorés, enlacés les uns dans les autres, symbolisant l’union des cinq continents, s’affichent triomphalement dans les rues de Dakar, qui reçoit, du 31 octobre au 13 novembre, les Jeux olympiques de la jeunesse (JOJ). Un événement planétaire, petit frère des Jeux olympiques, réservé exclusivement aux athlètes âgés de moins de 17 ans.
Depuis sa résurrection, en 1894, par Pierre de Coubertin (1863-1937), le Comité international olympique (CIO) a organisé ses prestigieuses compétitions en Asie, en Océanie, en Europe, en Amérique du Nord et du Sud, mais jamais en Afrique. « C’est la première fois que le cinquième anneau existe [de cette manière], car nous démontrons au monde que nous pouvons organiser de grandes choses, lance Mamadou Diagna Ndiaye, président du Comité national olympique et sportif sénégalais. On se sent considérés. Et ça fait chaud au cœur. »
« L’anneau africain a retrouvé sa place, il a désormais la même taille que les autres », renchérit Lamine Guèye, président de la Fédération sénégalaise de ski. « Ce ne sont pas les Jeux de Dakar ou du Sénégal, mais de l’Afrique », insiste l’Ivoirien Cheick Cissé, champion olympique de taekwondo en 2016 à Rio de Janeiro.
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