Des clichés, souvent en noir et blanc, de nourrissons aux yeux clos. Des petits corps immobiles, parfois entourés de sondes médicales. Des mains minuscules, serrées par celles d’adultes endeuillés. Les images exposées en mai dernier au musée régional de la ville bavaroise de Krumbach marquent les esprits, rapporte le journal Mittelschwäbische Nachrichten. L’événement entendait en effet “rendre visible une douleur invisible” : celle des familles ayant perdu un enfant avant ou juste après la naissance.
En Allemagne, en Autriche et en Suisse alémanique, ces bébés sont appelés “Sternenkinder”, ou “enfants des étoiles”. Un terme qui désigne autant les enfants nés sans vie que les nourrissons décédés peu de temps après l’accouchement, ainsi que les fœtus expulsés du corps de la mère lors de fausses couches tardives. Mais s’il existe en allemand une expression pour parler de telles tragédies, cela ne signifie pas pour autant que les parents sont toujours accompagnés pendant cette épreuve.
“C’est toujours un sujet tabou, alors qu’une femme sur trois est confrontée une fois dans sa vie à la naissance d’un ‘enfant des étoiles’”, remarque le journal viennois Der Standard. En Autriche, par exemple, on compte chaque année entre 10 000 et 12 000 cas. Et “nombre de parents restent longtemps li
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