La démarche, inédite, est destinée à marquer les esprits. Alors que des sabotages et des accidents suspects d’une particulière gravité se sont multipliés, ces dernières semaines, partout en Europe, Emmanuel Macron a précipité, vendredi 18 septembre, à l’Elysée, une réunion avec l’ensemble des candidats à la présidentielle et les chefs de partis politiques.
Une convocation en forme d’alerte, pour marquer le franchissement d’un nouveau seuil dans la guerre hybride de la Russie contre les alliés de l’Ukraine. La « nature de l’agressivité russe et des menaces en Europe change », a prévenu le président de la République. De plus en plus de sabotages, qui visaient plutôt des cibles étatiques ou militaires jusqu’à présent – comme l’attaque de drone contre un avion-cargo à Leipzig, en Allemagne, en août – semblent en effet se décaler vers des objectifs qui pourraient causer des victimes civiles. « Nul n’est à l’abri », a ajouté M. Macron.
Réunis là où se tient traditionnellement le conseil de défense, les représentants politiques ont bénéficié d’une présentation confidentielle de l’état de la menace, documents à l’appui. Le tout effectué par des responsables des principaux services de renseignement. L’exercice a convaincu tous les participants, à l’exception de Fabien Roussel, le secrétaire national du Parti communiste français (PCF) et candidat à l’élection présidentielle de 2027, qui a indiqué qu’il « n’avait rien appris de très particulier ».
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