Cette phrase est restée célèbre. Quelques mois avant l’explosion des universités françaises en mai 1968, le journaliste Pierre Viansson-Ponté écrivait dans Le Monde [Courrier international fait partie du groupe Le Monde] : “La France s’ennuie”. Et si tel était le constat en 2026, alors que les violences qui se propagent dans les lycées et quelques facultés françaises inquiètent le gouvernement, en pleine présentation du projet de budget pour 2027 ?
Le pays, soumis aux convulsions internationales et aux tensions financières liées à l’explosion de sa dette publique (qui dépasse désormais les 120 % du produit intérieur brut, un record depuis les années 1950), n’a pourtant pas de quoi s’ennuyer. Mais la jeunesse française n’y voit plus clair. Les récents classements internationaux Pisa ont montré la nette détérioration du système éducatif tricolore. Effondrement du niveau en maths, net recul de la lecture (27 % des élèves français de moins de 15 ans n’atteignent pas le niveau minimal en compréhension de l’écrit). Et les perspectives d’avenir sont bouchées par une économie qui stagne autour de 0,5 % de croissance anticipée pour 2026.
La jeunesse brûle
Faut-il faire le lien entre ce marasme éducatif et les affrontements entre les lycéens et les forces de l’ordre, qui se multiplient de
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