Quand Imperial Triumphant, un groupe américain de metal d’avant-garde, a décidé de dépoussiérer son image, en 2015, il a envisagé le corpse paint, un maquillage macabre popularisé par le black metal des années 1990 [tout en noir et blanc]. Mais, comme le raconte le chanteur et guitariste, Zachary Ezrin, ils ont vite pris conscience de la pénibilité de la tâche – et de son aspect très peu cool, une fois le concert terminé : “Tu viens de tout déchirer sur scène, et puis tu te retrouves assis en loge à te démaquiller.” (Dieu les préserve de devenir comme n’importe quelle pop star féminine.)

Ils ont donc plutôt opté pour de grandioses masques dorés, inspirés de l’architecture Art déco des années 1920. Un choix qui a également posé son lot de problèmes lorsqu’ils ont été perdus en cours de transport. “On a dû faire un concert où Steve [Blanco, à la basse] portait un nouveau masque qu’on avait bricolé à partir de différentes pièces. On était allés dans une boutique de costumes hongrois et on avait assemblé des trucs choisis au hasard.”

Mêler les sonorités pop au metal

Par ailleurs, comme le dit Alpha, le leader masqué et sans nom du groupe de black metal portugais Gaerea, “quand on commence à transpirer, on y voit que dalle, on peut plus respirer ni chanter” lorsqu’on porte un masque