En Tasmanie, certains riches acheteurs n’attendent pas la fin du monde pour s’organiser. Le quotidien britannique The Times rapporte que des étrangers fortunés cherchent des propriétés pour “y cultiver des céréales et élever du bétail”. À Hobart, capitale de cet État insulaire australien, l’agente immobilière Leanne Masters connaît plusieurs Américains aisés qui “ont réservé de nombreux terrains pour y construire des bunkers”. “La Tasmanie est considérée par certaines grandes fortunes comme le lieu où se déroulera la bataille d’Armageddon”, raconte-t-elle au journal.

Mais qu’est-ce qui permettrait réellement à un pays de faire face à une catastrophe planétaire ? C’est la question posée par une étude publiée fin août dans la revue scientifique Global Challenges. Elle se penche sur les “menaces de catastrophe planétaire”, des événements susceptibles de tuer au moins 10 % de l’humanité en quelques mois ou quelques années. Les chercheurs les regroupent en trois grands scénarios.

Refroidissement brutal

Une “réduction brutale de l’ensoleillement” pourrait être provoquée par une guerre nucléaire, une éruption géante ou la chute d’un astéroïde, des événements capables de projeter suffisamment de suie, de poussières ou d’aérosols dans l’atmosphère pour refroidir le climat et faire chuter