En campagne dans les rues de Lund, ville universitaire du sud de la Suède, avant les élections législatives du 13 septembre, Birgitta Ohlsson, 51 ans, robe colorée et baskets aux pieds, attire les regards. Même ceux qui n’ont jamais voté pour elle tiennent à venir la saluer. Dans un pays où la droite libérale conservatrice s’est alliée à l’extrême droite après les dernières élections en 2022, son retour en politique après huit ans d’absence donne de l’espoir à ceux qui veulent croire que le libéralisme social, farouchement opposé au nationalisme conservateur, a encore sa place en Suède.
Féministe, internationaliste et proeuropéenne, elle était une des grandes figures des Libéraux, jusqu’à son départ, en 2018. Avant elle, ses parents militaient tous deux au sein du Parti du peuple (Folkpartiet), rebaptisé les Libéraux en 2015. Elle se souvient de la campagne des législatives de 1985 : « C’est la première fois que j’ai distribué des tracts dans la rue. » Elle avait 10 ans. Mené par le très populaire Bengt Westerberg, le parti avait obtenu 14,2 % des voix, son meilleur score depuis 1970.
Quarante et un ans plus tard, elle est candidate du Parti du centre, seule formation de l’ancienne coalition de centre droit au pouvoir en Suède entre 2006 et 2014 à avoir refusé la coopération avec les Démocrates de Suède (SD, extrême droite). Une évidence pour elle : en 2022, Birgitta Ohlsson avait déjà voté pour la liste centriste aux législatives, alors que les Libéraux se disaient prêts à accepter le soutien du SD pour accéder au pouvoir.
Il vous reste 72.84% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !