À 27 ans, Rachel Chinouriri n’est pas une énième ambassadrice de la pop acidulée en vogue en ce moment. Bien qu’elle accompagne certaines des égéries du genre (elle a assuré la première partie de Sabrina Carpenter sur plusieurs dates et participé au Daisy Chain Fields Festival d’Olivia Rodrigo en août dernier), la native du sud de Londres trace son propre chemin.
En 2024, son premier album What a Devastating Turn of Events avait déjà séduit les critiques et forgé son identité musicale : une pop indie caractérisée par des paroles intimes et une voix quasi féerique. Ce deuxième album, I Think I Spoke Too Soon, sorti le 16 octobre, continue dans cette voie, bien qu’il ouvre de nouvelles perspectives musicales.
L’album “aborde les tensions qui marquent cette grande phase de maturation du lobe préfrontal, autour des 25 ans, à l’aide de rythmiques synthpop, dance et mélodiques, où des harmonies pleines de vulnérabilité offrent un contraste cathartique aux confessions enflammées de l’artiste”, s’émeut le magazine indépendant britannique Still Listening.
Synthés débridés
Cathartique, le projet l’est en effet. Au fil des douze titres, l’artiste-compositeure-interprète dissèque sa vie entre ses 22 et 26 ans. Elle raconte la solitude, surtout celle ressentie en soirée au milieu de la piste
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