Un éboulement meurtrier a eu lieu mardi 18 août dans une mine d’or artisanale de Zamboye, un village de l’ouest de la République centrafricaine situé à la frontière avec le Cameroun et à 50 kilomètres de la ville de Baboua. Selon le parquet de cette ville, ce drame aurait été provoqué “par l’effondrement de plusieurs galeries souterraines dans lesquelles des mineurs opéraient”. La BBC Afrique, qui cite ce communiqué du parquet, diffuse également une impressionnante vidéo du drame.

Le bilan des victimes n’a pas encore été confirmé par les autorités. Mais selon les titres camerounais, il s’élèverait à au moins 107 personnes. Un “nombre correspondant aux corps extirpés des décombres” le 18 août. Mais “des sources locales estiment qu’au moins une centaine de personnes manquent encore à l’appel”, constate la radio centrafricaine Radio Ndeke Luka.

“Au-delà du bilan humain, ce nouveau drame remet brutalement au centre du débat la question de la sécurité dans les sites miniers et les zones d’exploitation artisanale de l’or au Cameroun”, souligne Cameroun24, ainsi que la question des responsabilités gouvernementales.

Un eldorado pour les opérateurs non déclarés

La mine à ciel ouvert de Zamboye, devenue un “abattoir à ciel ouvert”, s’étend sur une dizaine de kilomètres, soit “plusieurs he