Une nouvelle loi pour honorer une promesse faite il y a neuf ans. Samedi 9 mai, Emmanuel Macron a promulgué une loi-cadre facilitant la restitution des œuvres pillées durant la colonisation française. Le texte, réclamé depuis des années en Afrique, avait été promis par le président français tout juste élu à Ouagadougou en 2017. Adopté à l’unanimité par le Parlement français, il a finalement été publié au Journal officiel dans la nuit de samedi à dimanche. Selon The New York Times, il n’est ni plus ni moins qu’“un tournant historique” dans le domaine des restitutions.
“Pour les experts, la nouvelle loi change radicalement la donne pour les anciennes colonies de la France qui souhaitent récupérer des biens culturels, et c’est un séisme dans la façon qu’a la France de considérer son histoire coloniale.”
Paris revient de loin. Durant des années, les objets conservés dans les musées du pays n’étaient cédés que lorsqu’un président français les offrait en cadeau diplomatique – “une pratique pas toujours légale, mais rarement contestée”, commente le quotidien américain. En effet, la loi française considérait comme inaliénable tout bien culturel faisant partie des collections publiques.
En conséquence, les restitutions se sont longtemps comptées sur les doigts d’une main : en 2020 par ex
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