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Robert Berrouët-Oriol : L’ambassadeur du Canada en Haïti, André François Giroux, avalise-t-il l’appui public des Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 à la corruption au Fonds national de l’éducation ?

Par Robert Berrouët-Oriol Linguiste-terminologue Ancien responsable de la coopération inter-universitaire à la Banque de terminologie du Québec (Gouvernement du Québec, Office québécois de la langue française) Ancien enseignant à la Faculté de linguistique appliquée de l’Université d??

25 mai 2026
Robert Berrouët-Oriol : L’ambassadeur du Canada en Haïti, André François Giroux, avalise-t-il l’appui public des Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 à la corruption au Fonds national de l’éducation ?
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Robert Berrouët-Oriol : L’ambassadeur du Canada en Haïti, André François Giroux, avalise-t-il l’appui public des Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 à la corruption au Fonds national de l’éducation ?

  • by Rezo Nodwes
  • 25 mai 2026
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Par Robert Berrouët-Oriol

(Gouvernement du Québec, Office québécois de la langue française)

du Regroupement des professeurs d’universités d’Haïti (REPUH) 
Konseye pèmanan, Asosyasyon pwofesè kreyòl Ayiti (APKA)

Membre du Comité international de suivi du Dictionnaire des francophones

Les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH2026) se sont tenues à Montréal du 17 au 19 avril 2026. Durant ces Assises, les JIDH2026 ont accordé, sur le mode d’un actif partenariat institutionnel, une ample tribune promotionnelle et politique un micro ouvert sans contrepartie critique–, au Fonds national de l’éducation (FNE). Ce partenariat institutionnel et politique est explicitement mentionné sur le profil Facebook du Fonds national de l’éducation, dès le 18 avril 2026, dans les termes suivants : « À Montréal, le Directeur général du FNE invite la diaspora haïtienne à s’engager dans un projet éducatif moderne et inclusif pour Haïti. (…) Partenaire principal de cette édition, le Fonds national de l’éducation (FNE) s’inscrit au coeur de cette mobilisation, en contribuant activement aux échanges à travers une délégation conduite notamment par son Directeur général, Monsieur Elysé Colagène. L’institution y défend une orientation claire : faire de l’éducation le socle d’une transformation durable, en mobilisant de manière structurée les ressources les compétences et l’expertise de la diaspora haïtienne ». Au cours de ces Assises, les JIDH2026 ont offert une ample tribune politique et propagandiste à Élysée Colagène, l’actuel directeur général du Fonds national de l’Éducation (FNE).

Peu de temps après la clôture de ces Assises, nous avons fait paraître le 23 avril 2026, sur Rezonòdwès, l’article intitulé « À Montréal, les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) avalisent la corruption endémique qui sévit, en Haïti, au Fonds national de l’éducation ». Cet article consigne notre première prise de position publique et amplement documentée sur les JIDH 2026. Cet article s’articule en une lettre ouverte adressée à Elmano Endara Joseph, journaliste du quotidien Le National paraissant en Haïti et qui a commis dans ce journal un texte fort complaisant et dénué de distance critique. Dans notre article du 23 avril 2026 nous analysons la participation du directeur du Fonds national de l’éducation (FNE) aux Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) et nous mettons en lumière le dispositif idéologique et politique des JIDH au titre d’une délictueuse passerelle institutionnelle entre le FNE et la diaspora haïtienne. L’article du 23 avril 2026 a été actualisé et publié le 28 avril 2026 en Martinique sur le site Madinin’art sous le titre « JIDH 2026 : vitrine ou camouflage ? » et, le 29 avril 2026, il est paru sur le site Fondas kreyòl en Martinique sous le titre « Demande formelle d’une enquête exhaustive sur la participation du chancelier de l’Université de montréal, M. Srantz Saintellemy, aux Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) ». L’article du 23 avril 2026, « À Montréal, les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) avalisent la corruption endémique qui sévit, en Haïti, au Fonds national de l’éducation » a été diffusé en Haïti sur les 17 plateformes régionales du Regroupement des professeurs d’universités d’Haïti (REPUH) et sur le fil info de l’Asosyasyon pwofesè kreyòl Ayiti (APKA). 

Dans notre article du 23 avril 2026, nous avons rigoureusement démontré, références documentaires à l’appui, que les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) ont servi de vitrine complaisante et propagandiste au Fonds national de l’éducation (FNE), un organisme de l’État haïtien au cœur de graves allégations de corruption et de détournement de centaines de millions de Gourdes de 2011 à 2025. Notre analyse précise qu’en offrant une vaste tribune promotionnelle et politique un micro ouvert sans contrepartie critique–, au Fonds national de l’éducation (FNE), les JIDH2026 ont avalisé et légitimé, sans aucun examen critique, un organisme de l’État haïtien impliqué dans des détournements massifs de fonds publics.

NOTE — Il est utile de ne pas perdre de vue que la saga du Fonds national de l’éducation créé en 2011 par le PHTK néo-duvaliériste et légalisé en 2017 rappelle celle instituée par le dictateur François Duvalier pour asseoir un vaste système de corruption et de « pompage » des ressources financières du pays à travers la Régie de tabac et des allumettes dès le milieu des années 1960. L’une des caractéristiques opérationnelles de cette régie de la dilapidation gangstérisée était l’utilisation d’un « compte non-fiscal » créant un monopole du tabac. Ce dispositif a par la suite été instrumentalisé dans d’autres entreprises gouvernementales qui ont servi de caisse noire et sur lesquelles aucun bilan n’a été trouvé. Dans son ouvrage « Idéologie de couleur et classes sociales en Haïti » (Presses de l’Université de Montréal / Cidihca, 1987), la sociologue Micheline Labelle nous enseigne qu’« une grande part des recettes extra-budgétaires, provenant surtout de la Régie du tabac et des allumettes et représentant au moins 40% des recettes totales de l’État, alimente largement les dépenses en frais militaires non encourues par le budget de la défense (Girault, 1975 : 62). On sait que cet organisme est le grand pourvoyeur de fonds du budget de répression et que le gouvernement refuse encore la fiscalisation de ses comptes, en dépit des demandes de rationalisation administrative (…) de tous les organismes internationaux à ce jour ». De la Régie de tabac et des allumettes à l’actuel Fonds national de l’éducation qui n’est pas soumis au moindre contrôle du Parlement haïtien au demeurant asphyxié par le PHTK, la filiation duvaliériste est historiquement établie et une telle donnée historique ne figure certainement pas dans les critères d’attribution par l’International des importantes sommes transférées à Haïti dans le domaine de l’éducation (source : « Corruption, détournement de fonds publics, népotisme : le Fonds national de l’éducation défie et échappe encore à la Justice haïtienne ». Par Robert Berrouët-Oriol. Rezonòdwès, 21 août 2025).

Le 11 mai 2026 nous avons publié sur divers sites, aux États-Unis, au Canada et en Haïti l’article intitulé « Charlatanisme, imposture et enfumage : actualisation des liaisons délictueuses entre les Journées internationales de la diaspora haïtienne 2026 et le Fonds national de l’éducation d’Haïti ».  

Dans cet article de 22 pages amplement documenté, nous avons une fois de plus démontré que les Journées internationales de la diaspora haïtienne (JIDH 2026) ont servi de vitrine complaisante et propagandiste au Fonds national de l’éducation (FNE), un organisme de l’État haïtien au cœur de graves allégations de corruption et de détournement de centaines de millions de Gourdes de 2011 à 2025. Notre analyse précise qu’en offrant une vaste tribune promotionnelle et politique un micro ouvert sans contrepartie critique–, au Fonds national de l’éducation (FNE), les JIDH2026 ont légitimé, sans aucun examen critique, un organisme impliqué dans des détournements massifs de fonds publics.

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