Royaume-Uni : Burnham prend la tête du Labour avant de devenir Premier ministre. Andy Burnham a remplacé vendredi le Premier ministre démissionnaire Keir Starmer à la tête du parti travailliste, prélude à sa désignation lundi comme nouveau Premier ministre du Royaume-Uni. Le Labour étant le parti majoritaire au Parlement, son chef devient automatiquement Premier ministre, sans qu’il soit nécessaire d’organiser de nouvelles élections. Dans son premier discours en tant que chef des travaillistes, l’ancien maire du Grand Manchester a exposé “une vision résolument ancrée à gauche pour la Grande-Bretagne”, observe The Guardian. “Il a promis de démanteler l’héritage thatchérien des années 1980, de renforcer la propriété publique des services essentiels, de dégager les fonds nécessaires pour réformer le secteur de la couverture sociale et de construire une nouvelle génération de logements sociaux”, écrit le quotidien. Il a en outre affirmé que son arrivée au pouvoir représentait la “dernière chance” pour le Parti travailliste de redresser la barre, et a appelé à l’unité afin de “vaincre la nouvelle droite britannique”.

Séismes au Venezuela : le FMI débloque 346 millions de dollars pour la reconstruction. Les autorités vénézuéliennes ont obtenu vendredi le déblocage par le Fonds monétaire international (FMI) de 346 millions de dollars [303 millions d’euros], “prélevés sur ses propres ressources” encore logées au sein de l’institution monétaire, “pour faire face à la crise consécutive aux séismes” du 24 juin, rapporte le média colombien NTN24. Le FMI a rétabli ses liens avec Caracas après l’arrestation par les États-Unis de l’ex-président Nicolás Maduro, et le Venezuela peut à nouveau puiser dans ses fonds, dont l’accès avait été suspendu en 2019. La présidente vénézuélienne par intérim, Delcy Rodríguez, a précisé que la somme débloquée permettrait de “soutenir les familles” touchées par le double séisme “en matière de logement, d’infrastructures, de services publics essentiels”. Le dernier bilan officiel, publié vendredi, fait état de 5 069 morts et plus de 16 000 blessés. Plusieurs milliers de personnes sont encore portées disparues.

Les États-Unis refusent de rétablir le traitement commercial préférentiel dont jouissait Hong Kong. “Le gouvernement de Hong Kong a salué vendredi la décision du gouvernement Trump de laisser expirer la déclaration d’urgence nationale” concernant le territoire, bien que Washington ait précisé que “le décret mettant fin au traitement préférentiel dont bénéficiait la ville restait en vigueur”, rapporte le South China Morning Post. Donald Trump avait signé en juillet 2020 une déclaration d’urgence pour protester contre la loi sur la sécurité nationale mise en place par Pékin, visant à reprendre en main l’ancienne colonie britannique et étouffer l’opposition. Cette déclaration d’urgence nationale, assortie d’un décret, avait entraîné la fin du régime économique préférentiel accordé par Washington à Hong Kong “dans des domaines tels que le commerce et les contrôles à l’exportation”, précise le quotidien. La déclaration d’urgence a expiré cette semaine, après que le président américain a décidé de ne pas la renouveler, mais le décret mettant fin au traitement préférentiel de Hong Kong “demeure par ailleurs en vigueur”, a précisé le département d’État américain. Washington continue de considérer que Hong Kong n’est “plus suffisamment autonome pour justifier un traitement différencié” par rapport à la Chine.