Vendredi 21 août, la Cour suprême américaine a temporairement autorisé la poursuite des travaux de construction de la salle de bal monumentale voulue par Donald Trump, à la Maison Blanche. Une perspective que le président américain avait qualifié, quelques heures auparavant, de « GLOIRE MATINALE » sur son réseau, Truth Social.
La haute cour, saisie la semaine dernière par le président américain, a bloqué de manière temporaire un jugement rendu le 7 août par une cour d’appel fédérale, qui ordonnait la suspension de ces travaux. La justice avait déclaré que l’arrêt des travaux n’avait « rien à voir » avec le bien-fondé du projet lui-même, mais estimé que le président américain aurait dû demander l’autorisation du Congrès. Le milliardaire républicain avait qualifié cette décision de « honte nationale ».
En octobre, Donald Trump avait fait raser une aile entière de la Maison Blanche pour construire une salle de bal, en assurant qu’une telle infrastructure était nécessaire pour accueillir dans de bonnes conditions des réceptions et des dîners en l’honneur de dignitaires étrangers. Face au tollé chez ses opposants et aux réserves, y compris parmi ses partisans, son argumentaire a par la suite évolué.
Il mettait davantage en avant l’aspect sécuritaire du projet, en répétant que le bâtiment accueillerait des systèmes de défense – espace militaire intégré comportant notamment des drones – protégeant toute la capitale.
Le budget prévisionnel, financé intégralement par des dons privés selon M. Trump, est passé de 200 millions à 400 millions de dollars.