La menace planait depuis le retour de Donald Trump au pouvoir en janvier 2025. La Cour pénale internationale (CPI) figure, depuis vendredi 9 octobre, sur la liste officielle des entités sanctionnées par le Trésor américain.
Le secrétaire d’Etat américain Marco Rubio a choisi d’annoncer les sanctions quelques heures après l’attribution du prix Nobel de la paix à la juriste sud-africaine Navanethem Pillay, qui s’est battue contre l’apartheid, a été juge au Tribunal pénal international pour le Rwanda, à la Cour pénale internationale (CPI), à la Cour internationale de Justice, et à la commission d’enquête de l’ONU sur la Palestine.
Ces sanctions sont assorties d’un véritable ultimatum. Elles ne seront activées qu’à partir du 9 avril 2027. A moins que d’ici là, la Cour réponde aux exigences américaines : annuler les mandats d’arrêt pour crimes contre l’humanité émis le 21 novembre 2024 contre le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, et son ex-ministre de la défense Yoav Gallant. Clore l’enquête sur les crimes de l’armée américaine en Afghanistan et ceux de la CIA dans des prisons secrètes en Lituanie, en Pologne et en Roumanie. Et réformer le statut de la CPI pour interdire toutes poursuites judiciaires contre des ressortissants d’Etats qui n’ont pas adhéré à son traité fondateur, comme les Etats-Unis, Israël mais aussi la Russie, l’Iran, le Qatar, et d’autres.
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