Le 28 juillet, 186 passagers d’une croisière fluviale ont dû être évacués : leur bateau, le Viking Ullur, s’était échoué sur un banc de sable du Danube. D’autres sont restés bloqués entre Vienne et Budapest.

Plus à l’est, en Roumanie, le “Fleuve bleu” a atteint son niveau le plus bas depuis 1996. Là où il entre dans le pays, à Bazias, son débit était presque trois fois plus faible que la normale pour un mois de juillet. À tel point que le pays a dû mettre ses centrales nucléaires à l’arrêt. Même chose pour l’unique centrale nucléaire de Hongrie. Une première en quarante-quatre ans, a écrit le 1er août, sur son compte X, le Premier ministre Péter Magyar.

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L’armée roumaine tente même de dévier le cours du second plus long fleuve d’Europe à coups d’explosif, selon un post sur Facebook du ministère de la Défense, dans l’espoir de pouvoir à nouveau rafraîchir ses réacteurs.

Le niveau du Danube est si bas qu’il a mis au jour une bombe de la Seconde Guerre mondiale, et même, en Bulgarie, les restes d’un mammouth laineux, une espèce aujourd’hui éteinte. “S’il offre certains des plus beaux panoramas, le Danube n’est que l’un des grands fleuves qui nervure l’Europe à souffrir de la sécheresse estivale, écrit, dans une tribune publiée par The Guardian, Yiannis Baboulias, journaliste grec installé à Londres.

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