“L’eau rentre, je respire pas / […] Mes poumons se débattent.” C’est ce que chante la Française Solann dans Petit corps. Le corps se débat. Pas seulement dans l’eau, mais aussi dans les draps, et la nuit lui vole sa volonté. Puis le petit corps perd le contrôle.
La chanson commence doucement, les cordes délicatement pincées d’une guitare se font entendre, puis la voix intervient, douce mais nette. La guitare cède la place, et la voix se met à flotter à l’arrivée du refrain. Ce petit corps nage dans ces pulsations minimalistes et discrètes. Le son a l’air filtré, c’est comme si on était sous l’eau. Seule la voix reste claire.
Les œuvres de Solann sonnent souvent à peu près de la même façon. The Waves, un morceau synth-pop que la chanteuse a récemment sorti avec le groupe de pop indé allemand Giant Rooks, mêle les langues (anglais et français), les sons (pop et électro) et les ambiances (confiance et nostalgie).
Ses chansons ne reposent souvent que sur une pulsation subtile sur fond de réverbération aquatique. Solann fait souvent appel à des éléments de la chanson française, voir L’Oiseau, par exemple, ou sa reprise de La Bohème, de Charles Aznavour. C’est une particularité charmante et bien française que recycler la chanson en en réactualisant le son. Que ce soit chez Solann ou c
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Électro-pop. Comment la “French touch” 2.0 a conquis le monde
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