Le Sri Lanka a déployé des centaines de militaires et des commandos d’élite, dimanche 2 août, face à une nouvelle émeute dans une prison surpeuplée où un détenu a été tué et six autres blessés, a fait savoir la police.
« Nous avons reçu des renforts de l’armée et des forces spéciales pour rétablir l’ordre et renvoyer les détenus dans leur cellule », a dit à des journalistes venus devant la prison de Mahara l’inspecteur général de police adjoint Sanjeewa Medawatte. Selon lui, la situation est désormais sous contrôle.
Des détenus ont détruit plusieurs bâtiments de cet établissement pénitentiaire situé aux portes de la capitale Colombo, où une mutinerie, en novembre 2020, pendant la pandémie de Covid-19, s’était soldée par 11 morts et 117 blessés.
Un plan visant à créer de nouvelles prisons
Cette nouvelle émeute intervient par ailleurs moins d’un mois après des émeutes qui ont fait 31 morts − 21 détenus et dix gardiens − dans la prison de Negombo, dans la banlieue nord de Colombo. Les violences avaient éclaté entre détenus présentés comme des membres de gangs rivaux liés au trafic de drogue, avant d’impliquer les gardiens qui tentaient de ramener l’ordre dans cet établissement surpeuplé accueillant environ 10 000 prisonniers.
A Mahara, l’inspecteur Sanjeewa Medawatte a fait savoir que les détenus avaient complètement détruit la cuisine, l’infirmerie et un bâtiment neuf de formation et de soins. L’établissement abrite 4 100 détenus, quatre fois sa capacité, une suroccupation fréquente dans les prisons de l’île.
En juillet, les autorités ont annoncé un plan visant à créer de nouvelles prisons en reconvertissant des bâtiments d’Etat inutilisés. Près des trois quarts des détenus dans le pays sont en attente de leur procès et la plupart ont été arrêtés pour des délits en lien avec la drogue.