Emmanuel Macron avait sans doute un petit trou dans son agenda de président, alors il a sorti de sa poche une liste vertigineuse de défis mondiaux à relever pour tenter de sauver le 7e Art : coaliser un front international pour enrayer la concurrence industrielle des plateformes gratuites qui menacent de tout engloutir, bâtir une gouvernance mondiale du cinéma ; trouver de nouvelles voies pour financer la création universelle face au déferlement en suraccéléré de l’intelligence artificielle (IA) générative sur les smartphones. Tout cela en une seule journée.
Telle est l’ambition, a priori démesurée, du Sommet Lumière, premier du nom, organisé lundi 7 septembre à la Fondation Maegh d’art contemporain, à Saint-Paul-de-Vence (Alpes-Maritimes) consacré à l’avenir du cinéma. Même le mythique réalisateur américain, Martin Scorsese, pourtant absent, était à fond derrière l’initiative française. Ce sommet, « c’est la discussion au niveau mondial dont nous avons tous besoin », a-t-il asséné dans un petit film de soutien au rassemblement.
« Est-ce qu’il est réaliste, sur une seule journée, de créer une forme de nouveau multilatéralisme pour le cinéma mondial ? En une journée, non », convient, lucide, Gaétan Bruel, président du Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC), partie prenante de l’organisation du sommet. « Mais c’est un commencement, un point de départ avec un certain nombre d’engagements qui vont se poursuivre dans les prochains mois. »
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