Si vous pensiez que le temps est à la science, au doute méthodique, que les sortilèges et malédictions n’existent que dans le monde imaginaire de Harry Potter, vous feriez bien de retourner déchiffrer le fond de votre tasse de thé. Le Premier ministre canadien, Mark Carney, est la dernière personnalité en date à nous avoir rappelé le charme indémodable d’une bonne vieille malédiction. Et, non, Donald Trump et ses mille et un revirements en matière de droits de douane n’en étaient pas la cible.
Lorsqu’il tweete [fin juillet] que “La malédiction est levée”, le dirigeant fait plutôt référence au football gaélique et à une saga longue de soixante-quinze ans, dans le comté irlandais de Mayo, la terre de ses ancêtres. La “malédiction de Mayo” aurait commencé en 1951, dernière fois que le troisième comté du pays a soulevé la coupe nationale. Dans le bus du retour, les joueurs ne pensent qu’à fêter leur exploit, si bien qu’en traversant le bourg de Foxford leur exubérance finit par troubler un enterrement. “Aussi longtemps que vous vivrez, aurait alors explosé le prêtre, incapable de poursuivre la cérémonie, Mayo ne gagnera plus ce titre.”
Onze défaites d’affilée
Simple menace en l’air ? Pas vraiment, puisque l’équipe du comté – pourtant l’une des meilleures du pays – perd ensuite les 1
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