«spleen. social club» d'Aupinard: cœur ouvert sur fond de bossa moderne
Publié le :
Il s'est d'abord fait remarquer sur les réseaux sociaux en 2021, et quelques années plus tard il sort son premier album… Le chanteur et guitariste Aupinard dévoile spleen. social club. Un disque à la fois mélancolique et plongé dans la tristesse, mais aussi pensé comme un endroit où retrouver ceux qui nous comprennent. Aupinard accueille ses auditeurs dans son univers, dans cet album de 12 titres, fruit de toutes ses expérimentations de ces dernières années.
Bordelais d'origine congolaise, Aupinard a commencé la musique dès son plus jeune âge avec du djembé, du piano et un coup de cœur pour la guitare rendu possible notamment grâce au confinement pendant la pandémie de Covid 19.
Il raconte : « Je commence les percussions à 11 ans je crois, et la guitare quand j'en ai 12. Ce qui se passe ensuite, c'est que je lâche un peu la guitare. Moi, je suis grand fan de skate. Donc j'ai fait du skate pendant longtemps. Sauf qu'au bout d'un moment, on est confinés. À ce moment-là, je ne peux plus sortir en faire dehors. Alors je me remets à la guitare. J'apprends des sons classiques de bossa nova, et je finis par vraiment tomber amoureux de la guitare. Je fais plein de reprises de plein de morceaux différents. Mon morceau confinement par exemple, c'était "Entre dos aguas" de Paco de Lucia. J'apprends plein de morceaux de Luidji, d'Henri Salvador, jusqu'à commencer à faire mes premiers morceaux à moi. Et voilà, nous y sommes. »
Un album comme un journal intime
Aupinard n'hésite pas à se raconter et à confier ses histoires personnelles à cœur ouvert. Ses textes sont le plus souvent assez intimes : il raconte sa vie amoureuse, son cœur brisé puis réparé, les moments difficiles de sa vie, sa vision de l'avenir et la nostalgie aussi, le regret mélancolique typique de la saudade portugaise. On sent qu'il a encore un peu mal au cœur, mais il en parle sur des instrus enjouées et solaires pour créer le contraste.
Le chanteur nous livre des confessions portées par sa voix grave, sublimée par des riffs de guitare chaleureux ou des accords de claviers jazzy et modernes. Il s'amuse tout simplement à naviguer entre les genres musicaux et mélange la bossa au funk, à la néo-soul, au rap et au r'n'b, sans aucune limite. Au centre, on trouve toujours la bossa nova, même s'il commence maintenant à s'en éloigner un peu...
« Je me suis beaucoup renseigné quand j'étais petit sur tous les styles musicaux qui existaient. Donc j'en avais cherché plusieurs et j'étais tombé sur la bossa nova. C'est quelque chose qui m'a directement parlé. Même lorsque j'avais arrêté de faire de la guitare, j'écoutais beaucoup de bossa nova. Ça me mettait dans une espèce de nuage, dans un confort que j'apprécie fortement toujours. Donc je continue à écouter de la bossa, je continue à en faire aussi, mais c'est vrai que je me suis un petit peu enfermé au début de ma carrière dans ce spectre "bossa-novesque". Et j'ai préféré vraiment exploser cette carapace pour être capable de faire ce que j'ai vraiment envie de faire aujourd'hui. » confie-t-il.
Suivez toute l'actualité internationale en téléchargeant l'application RFI
Commentaires (0)
Laisser un commentaire
Aucun commentaire. Soyez le premier !