Quand je contemple le second mandat du président Donald Trump, je vois ses tentatives grossières d’annexion du Groenland et du Canada, ses hausses massives de droits de douane visant la plupart des pays du monde, la cruauté de ses mesures contre l’immigration, aussi illégales qu’inefficaces, et le déclenchement subit d’une guerre sans feu vert des Nations unies, sans consultation du Congrès, et sans aucune stratégie clairement définie. Aussi ai-je été surpris d’entendre Jeff Bezos [le fondateur d’Amazon, qui s’est rapproché de Trump] déclarer [à la fin du mois de mai] : “Je pense qu’il est plus mature, une version plus disciplinée de lui-même que ce qu’il avait été pendant son premier mandat.”
Le premier mandat de Trump a été plus discipliné non parce que lui-même l’était, mais parce qu’il se heurtait à des limites. Il s’en remettait souvent à l’establishment républicain et à l’élite de la sécurité nationale, certes à contrecœur. Toutefois, la leçon qu’il a tirée de son premier séjour à la Maison-Blanche n’est pas que l’expertise compte, mais que les experts ne font pas assez preuve de loyauté. Donc, cette fois, il s’est entouré de gens qui sont ses vassaux, et c’est là leur principale compétence. Moins leur CV en jette, mieux cela vaut : les gens comme ça lui doivent tout. Au l
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