C’est au pied du célèbre Mont Rushmore que Donald Trump a lancé vendredi soir les célébrations officielles du 250e anniversaire des États-Unis. À la veille du 4 juillet, la fête nationale américaine, le président américain a prononcé un discours que la Maison-Blanche avait qualifié en amont d’“optimiste” et “inspirant”, selon NBCNews.
Mais si le milliardaire a cédé à son emphase habituelle, qualifiant le 4 juillet de “l’une des journées les plus extraordinaires de l’histoire du monde”, il a surtout eu des mots sombres pour l’Amérique.
Devant les quatre portraits présidentiels taillés dans la roche, il a notamment assuré que l’identité américaine subissait une “nouvelle offensive”, menée par des “radicaux” et des “extrémistes”, et dénoncé “une résurgence de la menace communiste sur notre sol”.
Devant un public acquis, il a néanmoins martelé qu’il défendrait les États-Unis coûte que coûte. “Nous nous battrons, nous nous battrons, nous nous battrons toujours, et nous gagnerons, nous gagnerons, nous gagnerons”, a-t-il lancé à ses partisans, rapporte USA Today.
Manifestations annulées
Donald Trump n’avait sans doute pas choisi le Mont Rushmore pour sa seule portée symbolique et historique. Le Washington Post rappelle que s’“il ne l’a pas explicitement dit” – du moins “pas en public” –, le locataire de la Maison-Blanche “a flirté depuis neuf ans avec l’idée d’ajouter un visage supplémentaire à ceux des quatre présidents : le sien”.
Pour preuve, les photomontages qu’il avait publiées il y a quelques années sur ses réseaux sociaux, avec son visage incrusté à côté des sculptures présidentielles. Un espoir douché cependant par les études géotechniques du Service des parcs nationaux, qui avaient conclu que tout ajout aux sculptures menacerait l’intégrité structurelle du monument.
Les festivités du 250e anniversaire, “en préparation depuis des années” et qui doivent se poursuivre à travers le pays durant tout le week-end, sont néanmoins “chamboulées” par la chaleur suffocante qui s’est abattue sur l’est des États-Unis ces derniers jours, observe The New York Times.
À Philadelphie, où a été signée la Déclaration d’indépendance, “les températures extrêmes ont contraint les organisateurs à annuler le défilé prévu vendredi, qui s’annonçait comme l’un des plus importants de l’histoire de la ville”, relève le quotidien.
Et à Washington, les organisateurs de la “Great American State Fair” sur le National Mall, “l’un des événements phares du président Trump” pour ces célébrations, “ont temporairement fermé le site au public”, là encore en raison de la “chaleur extrême”, ajoute le titre new-yorkais.
Les Bleus dans la fournaise
La chaleur ressentie – mêlant température et humidité – atteignait vendredi 40 °C à Boston et Philadelphie et 45 °C à New York et Washington. Globalement, “plus de 120 millions de personnes étaient concernées par des alertes à la chaleur extrême dans le centre et l’est des États-Unis”, et 62 millions d’autres dans le sud-est du pays, rapporte USA Today dans un autre article.
Face à ces conditions météorologiques extrêmes, plusieurs États ont dû “prendre des décisions difficiles, allant de la modification à l’annulation pure et simple des festivités”, notamment de “centaines de défilés”, note le quotidien.
Les célébrations de l’indépendance américaine ne sont pas les seules manifestations menacées par la chaleur : la Coupe du monde de football est elle aussi en première ligne.
Et les plus à plaindre risquent bien d’être les Bleus et leurs adversaires paraguayens, avertit ABC. Le 8e de finale de samedi après-midi entre la France et le Paraguay, à Philadelphie, pourrait en effet “être le plus chaud de cette Coupe du monde, faisant courir des risques tant à la région qu’aux athlètes et aux dizaines de milliers de supporters présents dans le stade en plein air”, souligne la chaîne.
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