L’Ukraine et ses alliés mettent en place une coalition pour développer des “capacités balistiques”. Kiev et neuf pays européens ont annoncé lundi la création d’un partenariat “purement défensif”, qui prévoit le développement conjoint d’un nouveau système antimissile balistique, destiné à constituer une alternative moins coûteuse au système américain Patriot. “En mettant en commun notre base industrielle de défense, notre recherche et notre expérience opérationnelle, notre objectif est de bâtir une capacité partagée contre les missiles balistiques pour l’Europe […]. Cette action n’est orientée contre aucun peuple, mais en défense du nôtre”, soulignent les dirigeants du Danemark, de la France, l’Allemagne, l’Italie, la Norvège, l’Espagne, la Suède, l’Ukraine, des Pays-Bas et du Royaume-Uni dans une déclaration commune. “Bien que la Russie ne soit pas explicitement mentionnée, il est évident qu’elle est visée”, observe la Süddeutsche Zeitung. En raison de l’incapacité croissante de l’Ukraine à contrer les missiles balistiques, la Russie a intensifié ses frappes sur Kiev ces dernières semaines. Mardi après minuit, une série d’explosions a été entendue dans la capitale. Son maire, Vitali Klitschko, a affirmé que la ville avait de nouveau été visée par des missiles balistiques russes.

Washington annonce une offensive majeure contre la Cour pénale internationale. L’administration Trump lance une initiative visant à démanteler ce qu’elle qualifie ‌de “menace pour la souveraineté américaine”, a déclaré lundi le secrétaire d’État Marco Rubio, à travers notamment un message vidéo sur X et un article dans The Wall Street Journal. La CPI avait “au départ été présentée comme un mécanisme de dernier recours, limité à la poursuite des crimes les plus graves”, souligne le républicain. Mais elle s’est avérée être “quelque chose de bien plus radical ⁠et extrême”, estime Rubio, ajoutant que l’administration Trump ne permettrait pas à la Cour de menacer le personnel américain. Un responsable du Département d’État, s’exprimant sous couvert d’anonymat, a déclaré à l’agence Reuters qu’un large éventail d’options était à l’étude pour ⁠cibler la CPI, notamment des ‌interdictions de voyage, des révocations de visas, un durcissement des sanctions à l’encontre de la CPI ​ainsi que des pressions diplomatiques sur d’autres pays pour qu’ils se retirent de la CPI.

Le Mossad aurait mené une opération secrète visant à installer Ahmadinejad à la tête de l’Iran. Dans deux enquêtes publiées lundi, The New York Times et Ha’Aretz révèlent que les services secrets israéliens ont entretenu à partir de 2024 des contacts avec l’ex-président iranien. Au début de l’offensive américano-israélienne contre Téhéran en février dernier, le Mossad aurait envisagé, à l’issue de la guerre, de confier les rênes du pouvoir iranien à Ahmadinejad, devenu critique du régime des ayatollahs. C’est “un retournement spectaculaire dans l’histoire des relations entre l’État hébreu et l’ancien président iranien, connu pour avoir accéléré le programme nucléaire de l’Iran, appelé à plusieurs reprises à la destruction d’Israël et nié la réalité de la Shoah”, observe le Times. Mais d’après Ha’Aretz, le plan du Mossad ne s’est pas concrétisé, l’offensive terrestre envisagée en Iran n’ayant jamais reçu le feu vert de Washington. Selon des sources iraniennes, Ahmadinejad n’est réapparu en public que le 6 juillet, lors des funérailles de l’ayatollah Ali Khamenei. Il serait “sous le contrôle de la branche du renseignement des Gardiens de la révolution islamique et assigné à résidence”, après que le régime a découvert ses liens présumés avec l’État hébreu.