Il est difficile d’aller voir les familles de Qusra dont les habitations sont assiégées par des colons depuis le 9 août, dans ce village du nord de la Cisjordanie [occupée depuis 1967].

Au lieu de repousser ces colons, l’armée israélienne a expulsé une vingtaine de familles palestiniennes avant d’autoriser quelques-unes d’entre elles à revenir, mais pas toutes. Celles qui sont rentrées ont trouvé leur domicile saccagé et qualifié de zone militaire interdite, toujours sous le contrôle de l’armée israélienne.

Les villages des environs sont très proches des principaux centres de population israéliens : même s’ils ne sont qu’à une cinquantaine de kilomètres de Tel-Aviv à vol d’oiseau, ils donnent l’impression d’être un monde à part.

S’il est si difficile de parler aux familles assiégées ou de voir où elles habitent, c’est parce que les autorités israéliennes ne veulent pas qu’elles soient vues, pas plus que le reste de la population palestinienne.

Rien que pour arriver jusque dans ces villages, il faut d’abord s’orienter dans un dédale de pistes étroites qui font à peine la largeur d’une voiture – une jeep, idéalement – et ensuite atteindre des routes goudronnées qui relient les villes entre elles. Mais presque toutes sont barrées.

Sur ces pistes cahoteuses, nous voyons soudain appa