C’est la petite dernière d’une famille qui n’avait pas vu de telles nouveautés depuis longtemps. Indiquée dans le traitement du trouble du déficit de l’attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), la centanafadine rejoint des médicaments connus depuis des décennies, tels que le classique méthylphénidate. Développée par l’entreprise japonaise Otsuka Pharmaceutical, sous le nom commercial de Simtriyo, elle a reçu, le 24 juillet, l’approbation de l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (Food and Drug Administration).
Caractérisé notamment par des troubles de régulation de l’attention, une impulsivité et une hyperactivité motrice, le TDAH concerne environ 6 % des enfants et 3 % des adultes français. Souvent associé à des difficultés scolaires dans l’enfance, ce trouble est aussi lié, en l’absence de prise en charge, à un risque accru d’addictions, d’accidents ou de précarité à l’âge adulte. En première intention, l’accompagnement du TDAH repose sur un ensemble de mesures psychologiques, éducatives et sociales. Elles peuvent être complétées par une approche médicamenteuse basée sur des psychostimulants qui augmentent la disponibilité de la dopamine et de la noradrénaline dans le cerveau, facilitant la gestion de l’attention.
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