“C’est une avancée majeure, et ces résultats pourraient ouvrir la voie à toute une nouvelle vague de traitements contre le cancer.” Invité par The New York Times à commenter la nouvelle, Elias Sayour, oncologue pédiatrique à l’université de Floride, se montre enthousiaste. L’homme ne fait pas partie des scientifiques qui ont participé à la conception du nouveau vaccin contre le mélanome développé par Merck et Moderna, mais il souligne l’importance de ce nouveau traitement qui, selon les responsables des deux laboratoires pharmaceutiques américains, “permet aux personnes atteintes d’un mélanome à haut risque de vivre plus longtemps sans cancer”, rapporte le média progressiste.

Concrètement, explique le quotidien américain, Merck et Moderna ont mené un essai clinique de leur vaccin sur 1 137 personnes atteintes d’un mélanome à haut risque ayant subi une intervention chirurgicale pour retirer leur tumeur. “Et celles qui ont reçu le vaccin anticancéreux personnalisé, appelé ‘intismeran’, associé à un médicament d’immunothérapie appelé Keytruda, présentaient un risque moindre de récidive ou de propagation de leur cancer par rapport à celles qui n’ont reçu que le Keytruda”, dévoile le New York Times. Les deux laboratoires pharmaceutiques n’ont pas encore donné de résultats chiffrés précis à ce stade.

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Néanmoins, cela n’a pas empêché la valeur en Bourse des deux sociétés de s’envoler, observe The Wall Street Journal, puisque “mercredi, en milieu de matinée déjà, le cours de l’action Moderna avait plus que doublé, tandis que celui de Merck avait progressé de plus de 10 %, note le quotidien économique. Résultat : les deux sociétés étaient en passe de gagner plus de 50 milliards de dollars [43 milliards d’euros] de capitalisation boursière à elles deux.”

Au-delà de ces considérations d’ordre financier, l’annonce est aussi significative dans la mesure où elle semble concrétiser les espoirs qui ont été placés dans l’ARN messager. Ce dernier “avait joué un rôle déterminant dans le développement rapide des vaccins lors de la pandémie de Covid-19”, rappelle le New York Times en guise de conclusion.