La Zambie faisait pourtant figure de modèle en matière de démocratisation sur le continent africain. Mais depuis l’annonce de la réélection, avec 60 % des voix selon les résultats officiels provisoires, du président sortant Hakainde Hichilema pour un second mandat de cinq ans, le 18 août, cette réputation “s’est ternie par des allégations de tentatives de consolidation du pouvoir et de répression de la dissidence”, constate le New York Times.

Brian Mundubile, le principal opposant arrivé en deuxième position avec 38 % des suffrages, a annoncé le lendemain son intention de contester les résultats devant les tribunaux. Il met en avant de graves irrégularités dans le processus électoral, également relevées par des organismes indépendants. Ce recours “ouvre désormais un nouveau chapitre du contentieux électoral zambien”, souligne le site d’information camerounais Le Bled Parle. Les résultats définitifs doivent être communiqués d’ici au 24 août.

Les élections du 13 août s’étaient pourtant déroulées sans heurts, alors que 8,7 millions d’électeurs étaient appelés aux urnes pour les élections présidentielle, législatives et municipales. Mais le lendemain, la situation s’est rapidement détériorée.

Raid au domicile du principal opposant

Le 14 août, jour du dépouillement, la mission d’obse