Dans les colonnes des journaux italiens, un mot revient incessamment depuis quelques jours : dublinanti. La racine de ce néologisme est claire, elle renvoie à Dublin. Mais il ne s’agit pas ici des habitants de la capitale irlandaise (dublinesi), mais plutôt des migrants cibles du règlement de Dublin, qui régit le traitement des demandes d’asile à l’intérieur de l’Union européenne (UE).
Dans le jargon journalistique transalpin, un “dublinant” (ou “dubliné”, comme on dit en français) est donc un demandeur d’asile qui a débarqué en Italie, mais s’est ensuite installé dans un autre pays de l’UE. Selon le règlement de Dublin, dans ce cas de figure, ce migrant peut-être renvoyé par le pays dans lequel il se trouve vers l’Italie. Et c’est précisément ce qui se passe en ce moment : de nombreux pays européens ont manifesté leur volonté de renvoyer des dublinants vers l’Italie. Pagella Politica fait le point.
“Le 12 août, l’Allemagne a fait savoir qu’elle souhaitait reprendre les transferts de migrants vers l’Italie ; peu après, c’est la Suisse qui a annoncé une reprise progressive des transferts, contextualise le site de décryptage. Le 19 août, on a appris que l’Autriche avait relancé les transferts de certains demandeurs d’asile vers l’Italie, et le 20 août, c’est la Finlande qui a anno
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Une délégation talibane à Bruxelles pour parler immigration : “Comment peut-on s’entendre avec eux ?”
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