Le changement de majorité survenu à Budapest, avec l’entrée en fonctions de Péter Magyar au poste de premier ministre, le 9 mai, permet de débloquer de nombreux dossiers européens. Le gouvernement hongrois a levé, lundi 11 mai, le veto qu’il opposait, depuis 2024, à la politique européenne de sanctions contre des colons israéliens. Les Vingt-Sept sont donc officiellement convenus de sanctionner quatre organisations de colons extrémistes israéliens coupables de violences contre les Palestiniens en Cisjordanie occupée et trois de leurs responsables. Il leur sera interdit d’entrer sur le territoire de l’Union européenne (UE), et leurs potentiels avoirs seront gelés. Leur identité sera officiellement dévoilée lorsque la décision sera publiée au Journal officiel de l’UE, dans plusieurs semaines. Mais, selon le quotidien israélien Haaretz, il s’agit d’Amana, la plus importante entreprise de construction de colonies en Cisjordanie ; du mouvement de colons d’extrême droite Nachala, et de sa présidente, Daniella Weiss, 80 ans ; de l’organisation de protection des colonies, Hashomer Yosh, et de son ancien responsable Avichai Suissa ; et de l’organisation d’extrême droite Regavim et de son directeur, Meir Deutsch.
Réunis à Bruxelles, les ministres des affaires étrangères ont également approuvé de nouvelles sanctions « contre des figures de premier plan du Hamas, a par ailleurs précisé Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne. Il était grand temps de passer de l’impasse à l’action. Les extrémismes et la violence ont des conséquences. »
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