“Nous devrions être clairs qu’il s’agit d’un événement sans précédent”, considère Adam Scaife qui dirige le département des prévisions à long terme du MET Office. “Je n’ai jamais vu un signal aussi intense dans nos prévisions”, insiste-t-il. Ses propos sont rapportés par The Guardian.

À lire aussi : Science. Qu’est-ce qu’El Niño, le phénomène qui pourrait faire son retour en 2026 ?

Ce qui alerte l’organisme britannique de prévisions météorologiques, c’est l’excédent de chaleur mesuré dans les eaux de l’océan Pacifique. “Les scientifiques déclarent la survenue du phénomène El Niño quand la température de surface de la mer dans une région donnée du Pacifique dépasse d’au moins 0,5 °C la moyenne”, rappelle la BBC. Une hausse de température de 2 °C correspond à un événement “vraiment important”, d’après Adam Scaife. Or le MET Office prévoit cette année une température dépassant de 3 °C la moyenne, ce qui ferait de l’épisode d’El Niño en cours le plus intense depuis le XIXe siècle. Cela confirme des prévisions américaines rendues publiques la semaine dernière.

“Des conséquences plus extrêmes”

“Il n’y a pas de preuves que le changement climatique augmente la fréquence des épisodes El Niño, mais leurs conséquences climatiques risquent d’être plus extrêmes dans un monde en réchauffement”, explique la BBC. Celles de cet épisode El Niño si hors norme se feront particulièrement ressentir dans les régions tropicales, où il faut s’attendre à des sécheresses notamment en Amérique du Sud et dans l’ouest du Pacifique, prévoit Adam Scaife.

En Grande-Bretagne, le mois de novembre risque, lui, d’être particulièrement pluvieux et tempétueux.

Chaque jeudi, les pistes de la presse étrangère pour agir face au dérèglement climatique et s’adapter