Au moment où Donald Trump déclare une « guerre économique totale » à l’Iran, le président américain devrait pouvoir compter sur ceux qu’il appelle ses « amis » sur la scène internationale. S’il maltraite les fidèles alliés des Etats-Unis, européens et asiatiques, le président américain cajole, au nom de « l’amitié », le Russe Vladimir Poutine, le Nord-Coréen Kim Jong-un et même le Chinois Xi Jinping, tous « grands leaders » en leurs pays et formant un élégant trio d’autocrates confirmés. Le problème pour Donald Trump est que ses « amis » sont des ingrats. Ils feront leur possible pour venir en aide à la République islamique et saboter la politique de Washington.
Incapable d’obtenir par les armes aucun des objectifs qu’il s’était fixés – effondrement ou soumission du régime de Téhéran, élimination de son programme nucléaire –, le président américain promet de les atteindre en asphyxiant l’économie iranienne. Le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, programme « un D-Day économique » sans pitié, doublé de sanctions immédiates contre les pays qui continueraient à commercer avec l’Iran.
L’« ami » chinois est concerné au premier chef. Même s’il les pratique à sa façon, il se dit opposé par principe aux sanctions unilatérales. Qui plus est, la Chine est le principal acheteur de pétrole iranien et, en général, le premier partenaire commercial de Téhéran. A ce jour, les Chinois n’ont jamais respecté un seul des multiples embargos décrétés contre les hydrocarbures iraniens au titre du non-respect des obligations en matière nucléaire. Sans la collaboration de Pékin, le « D-Day » économique de Scott Bessent risque de rester loin des rivages de l’ancienne Perse. La Chine a déjà prévenu : elle « prendra toutes les mesures nécessaires pour répliquer » si elle est touchée par les sanctions du Trésor américain.
Arme des terres rares
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