L’administration Trump se prépare à livrer à Israël une très importante cargaison de dizaines de milliers de bombes, ont affirmé, mardi 15 septembre, plusieurs médias américains, soulignant qu’il s’agissait de certaines des munitions les plus destructrices de l’arsenal des Etats-Unis.
Cette information du Washington Post, confirmée par le New York Times, illustre la poursuite du soutien de Washington à l’Etat hébreu, qui continue de bombarder quasi quotidiennement la bande de Gaza, malgré un cessez-le-feu.
Selon les deux journaux, l’administration Trump s’apprête à approuver la vente d’au moins 40 000 bombes à Israël, pour un total de 2,8 milliards de dollars (environ 2,4 milliards d’euros) ; elle est financée indirectement par les contribuables américains. Sollicités par l’Agence France-Presse, la Maison Blanche et le département d’Etat n’ont pas souhaité commenter ces informations.
La livraison doit notamment inclure 20 000 Mark 84 (ou MK-84), des ogives d’une tonne parmi les plus puissantes de l’arsenal américain qui, selon un site de l’armée, peuvent projeter des éclats mortels jusqu’à 370 mètres du point d’impact.
Soutien historique
Le New York Times souligne que si le Congrès peut, en théorie, s’opposer à ces ventes d’armes à l’étranger, l’exécutif dispose d’outils pour contourner cette règle. D’après le journal, cette cargaison « figurerait parmi les plus importantes livraisons de munitions américaines à Israël ». Aux Etats-Unis, où l’alliance historique avec l’Etat hébreu divise de plus en plus, de nombreux démocrates font campagne pour les élections de mi-mandat de novembre sur une réduction de ce soutien, dénonçant le nombre de civils palestiniens tués.
Depuis l’entrée en vigueur en octobre 2025 du cessez-le-feu à Gaza, négocié sous l’égide des Etats-Unis, les opérations militaires israéliennes ont fait plus de 1 300 morts, selon le ministère de la santé de Gaza, placé sous l’autorité du Hamas, dont les chiffres sont jugés fiables par les Nations unies. L’armée de l’Etat hébreu a fait état de cinq morts dans ses rangs sur la même période, ainsi que d’un employé civil sous contrat.