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A la frontière turco-arménienne, l’espoir d’une ouverture pour faire revivre la région
Par Nicolas Bourcier (Envoyé spécial à Akyaka, Alican et Kars (Turquie) )ReportageL’apaisement des relations entre la Turquie et l’Arménie suscite l’espoir des populations locales, dont l’économie souffre de plus de trente années de fermeture, en raison du conflit entre l’Arménie, où des élections législatives se tiennent ce dimanche, et l’Azerbaïdjan, allié de la Turquie.
Aussi loin que porte le regard, les champs sont plats et unis comme un plateau sans fin, sous un ciel de printemps encore hésitant. Sur la rive opposée, à quelques dizaines de mètres, derrière le bâtiment militaire turc gardé par une poignée de soldats, on devine à peine une ligne sombre, avec un drapeau rouge, bleu et jaune au-dessus d’une butée : c’est l’Arménie.
Le poste frontière est posé à l’extrême est de la Turquie, au terminus d’une route sans nom. Au détour de quelques chicanes en béton, une barrière interdit le passage. Aucun voyageur à l’horizon.
Cela fait trente-trois ans que personne n’est autorisé à franchir cette ligne de démarcation longue de deux cent soixante-huit kilomètres entre ces deux pays au passé si proche et si douloureux, marqués au fer par un destin traumatique.
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