La maire de Seattle, Katie Wilson, a livré une réponse longuement mûrie face aux interrogations sur la situation économique actuelle et sur son soutien à une hausse des impôts pour les plus aisés et les grandes entreprises, dans le cadre d’un forum à l’université de la ville. L’édile démocrate socialiste fraîchement élue a ensuite poursuivi, à l’improviste :
“Pour moi, prétendre que les millionnaires risquent de quitter notre État est absolument excessif. Et ceux qui partiront ? Bon vent.”
Une petite phrase qui a déclenché rires et applaudissements dans la salle. Mais à l’extérieur la multiplication des réactions a mis en lumière le malaise grandissant des responsables politiques et des dirigeants d’entreprise devant l’évolution des relations avec les sociétés qui ont participé à hisser la ville au rang de pôle mondial de l’innovation entrepreneuriale.
Son “bon vent”, accompagné d’un revers de la main, a également ouvert le débat sur un dilemme plus large dans les villes progressistes : comment résoudre les problèmes de la flambée des prix du logement et des inégalités économiques sans faire fuir les investissements, les employeurs et les habitants les plus aisés ?
À Seattle, le débat actuel concerne notamment une entreprise au cœur de l’identité de la métropole : Starbucks, qui
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