Qu’il s’agisse de sport, de divertissements et de people, comme de business, de politique ou de diplomatie, Donald Trump ne rate jamais une occasion de s’exprimer publiquement sur un sujet, qu’il soit grave ou trivial. Pourtant, il en est un dont il parle rarement : Taïwan. Depuis son premier mandat, chaque fois qu’on l’interrogeait sur ce que serait la réaction des États-Unis en cas d’attaque de la Chine contre l’île, Trump restait évasif.
C’est donc une grande nouveauté que de le voir rompre ce silence sur Taïwan, avant et après le sommet à Pékin avec le président chinois, Xi Jinping [les deux chefs d’État se sont rencontrés les 14 et 15 mai]. Quoiqu’en apparence rassurants, les propos de Trump ont toutes les raisons d’inquiéter la démocratie taïwanaise et ses 23 millions d’habitants.
“Il n’y a qu’une seule personne qui sait, et c’est moi”
Trump est resté fidèle à la politique traditionnelle des États-Unis dans le détroit de Formose : celle de l’“ambiguïté stratégique”, concernant une éventuelle intervention de l’armée américaine en cas de conflit. Face à Xi, qui le pressait de s’exprimer sur le sujet, Trump a botté en touche : “Je ne parle pas de ça… Il y a une seule personne qui sait, et c’est moi.”
En amont du sommet, la Chine avait fait savoir que Taïwan serait une des pri
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