Le premier signe indiquant que l’arbre avait des problèmes a été son odeur : une odeur de moisi qui flottait dans l’air chaud de la forêt. “Ça sentait les champignons, mais en pire, comme quelque chose en état de décomposition”, explique Cyrille Cornu, un chercheur français qui s’est rendu en octobre dernier auprès de cet arbre, un baobab ancestral, baptisé “Tsitakakantsa” par les gens du coin.
Quand il s’était approché de son énorme tronc dans la forêt d’Andombiry, dans le sud-ouest de Madagascar, M. Cornu avait eu le cœur serré en voyant qu’un liquide sombre et nauséabond suintait de la base de l’arbre.
“Ça m’a surpris, car je n’avais jamais vu ce genre de choses jusque-là”, précise ce spécialiste des baobabs, qui s’est rendu plusieurs fois auprès de cet arbre ces quinze dernières années. “Ce n’est pas normal ! ” s’était-il dit.
Tsitakakantsa, l’un des plus grands et des plus vieux baobabs de Madagascar, est en train de mourir, estiment les experts et les administrateurs locaux. Après avoir survécu des siècles durant, il semble être entré dans une phase finale de son existence, au cours de laquelle il va d’abord fléchir, avant de s’effondrer et de se décomposer. Un processus qui pourrait prendre des mois, voire plus. Il ne laissera au final qu’un cercle de terre tachée, comme
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