« Pures inventions » et « calomnies malveillantes dont il a été prouvé depuis longtemps qu’elles étaient sans fondement ». La diplomatie chinoise, par la voie de son porte-parole, Lin Jian, a répondu aux propos du président américain, Donald Trump, qui a remis sur le tapis des accusations d’ingérence lors de l’élection présidentielle américaine de 2020, jeudi 16 juillet au soir au cours d’une allocution télévisée.
Dans le détail, le président américain a accusé Pékin d’être à l’origine du « plus grand piratage de données électorales de l’histoire, aboutissant à l’acquisition illicite par la Chine de 220 millions de fichiers d’électeurs », et d’avoir tenté « de fabriquer » des bulletins de vote pour son adversaire d’alors, Joe Biden.
Mais Pékin réfute ces accusations : « La Chine n’a aucun intérêt pour les élections américaines et n’y est jamais intervenue », a ajouté Lin Jian. « A l’inverse, la communauté internationale voit très clairement qui est celui qui s’ingère habituellement dans les affaires intérieures d’autres pays », a-t-il encore lâché. « Nous exhortons la partie américaine à réfléchir à ses propres actions, à cesser de diffamer la Chine sans fondement, à s’abstenir de faire de la Chine un enjeu de ses élections et à faire davantage pour favoriser les relations sino-américaines », a poursuivi le porte-parole.
Donald Trump affirme régulièrement que Joe Biden a « volé » sa victoire lors de l’élection de 2020, des accusations qui n’ont jamais été prouvées. Plus de 60 actions en justice ont été menées, sans mettre au jour de fraude susceptible de modifier le résultat du scrutin. Même au sein de l’administration Trump, des responsables ont rejeté à plusieurs reprises ces allégations. Le président américain a annoncé jeudi soir déclassifier des documents qu’il présente comme prouvant ses dires.