Après le coup d’État du 26 novembre, et l’arrivée au pouvoir d’une junte militaire dirigée par le général Horta N’Tam, la Guinée-Bissau poursuit sa transition politique : un référendum constitutionnel est prévu pour le 30 août, tandis que des élections présidentielle et législatives doivent se tenir le 6 décembre.

Mais la mise en détention du président du Parti africain pour l’indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), Domingos Simões Pereira, le vendredi 10 juillet cristallise les inquiétudes sur l’avenir démocratique du pays. L’homme de 62 ans est une personnalité centrale de la vie politique depuis plus d’une décennie, ancien Premier ministre (2014-2015) et principale figure de l’opposition à l’ancien président Umaro Sissoco Embaló.

Domingos Simões Pereira est soupçonné par la justice d’être impliqué dans au moins deux tentatives de coup d’État, à la fin de 2023 et en octobre 2025, et dans des délits financiers… Il avait déjà été fait prisonnier lors du putsch de novembre, avant d’être placé en résidence surveillée.

Dans un communiqué relayé par le quotidien bissau-guinéen O Democrata, le PAIGC dénonce une arrestation “abusive et arbitraire”, ordonnée “sans aucun fondement légal” par le juge Mamadu Embaló : “Selon le parti, cette incarcération constitue l’aboutissement