Aux réunions publiques et aux discours prononcés sur des estrades répondent désormais des vidéos créées par intelligence artificielle et massivement diffusées sur les réseaux sociaux. Ces dernières semaines, la campagne électorale pour déterminer la composition de la prochaine Knesset (« assemblée » en hébreu), et donc le futur gouvernement israélien, s’est accélérée. Le scrutin doit avoir lieu le 27 octobre. L’assemblée est arrivée au terme de son mandat de quatre ans le 17 juillet et sera donc dissoute, mais les députés resteront en fonction jusqu’à l’installation de la nouvelle Knesset.
Un mode de scrutin à la proportionnelle
L’élection législative en Israël se déroule sur une circonscription unique couvrant l’ensemble du territoire avec des listes présentées par des partis politiques. Les sièges sont attribués à la proportionnelle intégrale des voix obtenues. Avec une limite : les listes qui obtiennent moins de 3,25 % des suffrages exprimés, soit environ 150 000 voix, n’ont pas d’élus. Conséquence de l’existence de ce seuil électoral : un parti qui dépasse 3,25 % des voix obtient mécaniquement au moins quatre sièges.
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