Ghislaine Maxwell, principale complice du criminel sexuel Jeffrey Epstein, ne verra pas sa condamnation à vingt ans de prison pour trafic sexuel annulée, a décidé, mardi 25 août, un juge fédéral américain, Paul Engelmayer, rejetant sa demande.
Aujourd’hui âgée de 64 ans, la fille du magnat de la presse Robert Maxwell avait été reconnue coupable en 2021 d’avoir fourni à Jeffrey Epstein des jeunes filles mineures. Elle est la seule personne à avoir été condamnée pour un crime en lien avec l’ancien homme d’affaires, mort en 2019 dans une cellule de sa prison de New York alors qu’il attendait son procès.
Dans sa décision de mardi, le juge Paul Engelmayer a estimé que les arguments soulevés par Ghislaine Maxwell, selon lesquels ses droits constitutionnels avaient été bafoués lors de son procès et de sa condamnation, étaient dénués de fondements sérieux.
Un recours de Ghislaine Maxwell contre sa condamnation avait déjà été rejeté par la Cour suprême des Etats-Unis, le 6 octobre 2025, dans une décision non motivée. Elle devra donc purger intégralement cette peine, prononcée en 2022, à moins d’une éventuelle grâce présidentielle ou d’un allégement de peine.
Trois millions cinq cent mille pages publiées
La mort de l’homme d’affaires new-yorkais a alimenté d’innombrables théories du complot selon lesquelles il aurait été assassiné pour empêcher des révélations embarrassantes sur des personnalités de premier plan. Donald Trump, qui avait fait miroiter aux citoyens américains des révélations fracassantes sur ce dossier, a subi un retour de flamme depuis que son gouvernement a annoncé, en juillet 2025, n’avoir découvert aucun élément nouveau qui justifierait la publication de documents supplémentaires.
L’administration y a finalement été contrainte par le Congrès, et le ministère de la justice a publié 3,5 millions de pages mettant notamment en lumière les liens étroits du criminel sexuel avec de nombreuses personnalités du monde des affaires et de la politique.
Donald Trump, qui a entretenu une longue relation amicale avec Jeffrey Esptein avant de prendre ses distances avec lui, a toujours affirmé n’avoir rien su de ses agissements.
En février dernier, Ghislaine Maxwell avait refusé de s’exprimer devant une commission de la Chambre des représentants. Son avocat avait expliqué qu’elle ne parlerait que si Donald Trump lui accordait une mesure de clémence.