Le parti présidentiel, Adilet (“Justice” en français), a remporté une large majorité des sièges du Kurultaï, le Parlement du Kazakhstan : 110 sièges sur 145, rapporte le média kazakh Tengri News. Cette nouvelle formation politique, enregistrée officiellement en 2026, s’est constituée à partir d’Amanat, l’ancien parti de Noursoultan Nazarbaïev, qui a dirigé le pays pendant près de trente ans, jusqu’en 2019.

Le journal indépendant Vlast fait remarquer que le taux de participation a été particulièrement élevé, dépassant 74 % des inscrits. Il s’agit de la plus forte participation à des élections législatives ces dix dernières années, fait remarquer le média.

“Absence d’opposition”

Ces élections sont les premières à se tenir depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle Constitution du Kazakhstan, approuvée par référendum en mars 2026. Les électeurs votaient pour les députés d’un Parlement désormais monocaméral : le Kurultaï, qui remplace le Sénat et le Majilis (ancienne chambre basse).

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En vertu des changements introduits par la nouvelle Constitution, Kassym-Jomart Tokaïev a désormais la possibilité de prétendre à un nouveau mandat présidentiel. Il peut aussi nommer un vice-président, “une tentative de Tokaïev de désigner à l’avance son successeur et d’échapper à la concurrence au sein des élites”, analyse Azattyk, média centrasiatique affilié à Radio Free Europe/Radio Liberty, critique du pouvoir.

Sur les sept partis politiques en lice dans ce scrutin, tous “soutiennent la politique du président”, selon le rapport d’un organisme affilié à l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), cité par Azattyk. “L’absence de vrais partis d’opposition et de candidats indépendants limite la participation politique et le pluralisme”, observe l’organisation internationale.