Les députés ont voté à une large majorité, mardi 30 juin, en faveur de la proposition de loi créant un droit à l’aide à mourir, avant un vote définitif prévu à l’Assemblée le 15 juillet sur cette promesse phare du deuxième quinquennat d’Emmanuel Macron. La version adoptée à l’issue de cette nouvelle lecture sera a priori la copie finale : les sénateurs devraient rejeter à nouveau le texte de retour au Palais du Luxembourg le 7 juillet.
Ce sera la fin d’une épopée parlementaire de plus de cinq ans, marquée par l’échec de précédentes tentatives et par un débat passionné où les opposants considèrent que l’aide à mourir représente une faute majeure, une “rupture anthropologique”. Le cri du cœur lancé par le sénateur Stéphane Ravier (ex-Rassemblement national) résume cette position : “Ouvrons les yeux ! Partout où l’euthanasie a été légalisée, les choses ont dégénéré.”
Ouvrons donc les yeux et regardons ce qu’il en est dans la réalité. En Suisse, l’aide au suicide est pratiquée depuis plus de trente ans. Elle a beaucoup évolué et fait aujourd’hui, dans le pays, l’objet d’un large consensus. Mais quelle lumière cette pratique apporte-t-elle sur les craintes formulées dans le débat français ? Sont-elles fausses ou justifiées ? Réponse en cinq chapitres, qui reprennent tous la citation
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La Toscane, première région d’Italie à se doter d’une loi sur la fin de vie
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