Cinq jours durant [du 22 au 26 avril], la région d’Al-Yatama, au nord-est du Yémen, a été le théâtre d’un vaste rassemblement tribal, pour protester contre l’arrestation par les houthistes du cheikh [Hamad Al-Hazmi] de la tribu des Dhou Hussein, la population ayant répondu en masse à l’appel au “nakaf” [rassemblement des hommes en armes pour impressionner un adversaire] lancé par la fédération tribale des Bakil.
Cette mobilisation tribale, l’une des plus grandes de ces derniers temps, et s’était soldée par la promesse des houthistes de libérer le cheikh. Mais l’accalmie a été de courte durée. Le lendemain, une autre grande figure tribale de la région a été tuée à un barrage du groupe rebelle pro-iranien, une mort liée, selon des sources locales, à son rôle de premier plan dans la mobilisation populaire contre celui-ci. [Les tensions n’ont toujours pas cessé depuis cette date, le cheikh en question n’ayant toujours pas été libéré, malgré les promesses des houthistes].
Arrestations, assassinats et disparitions forcées
Ces événements illustrent la manière dont les houthistes traitent avec les tribus depuis la relative accalmie que connaît le Yémen. En 2022, en effet, une trêve avait été conclue sous l’égide des Nations unies [et les combats contre les forces progouvernementales sou
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Au Yémen, avec la taxe du “khoms", les houthistes jouent la carte de “descendants du prophète"
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