Erica Garza ne s’attendait pas à cela après avoir élevé sa fille en Chine puis au Cambodge. Cette mère américaine a vécu deux ans en Asie quand son enfant avait entre 3 et 5 ans. Elle raconte au site Business Insider que la fillette n’a plus beaucoup de souvenirs et est dégoûtée par certaines expériences locales (comme manger des pattes de poulet) quand on les lui raconte. Âgée de 10 ans aujourd’hui, elle est redevenue une parfaite petite Américaine.

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En Chine, alors que sa fille fréquentait l’école maternelle du quartier, Erica Garza a “commencé à remarquer que [la petite] était plus frustrée qu’enthousiaste face à cette aventure”. Les deux parents sont pourtant d’infatigables baroudeurs. Au moment de la pandémie de Covid-19, ils quittent la Chine pour le Cambodge, mais la fréquentation d’autres jeunes expats fait naître chez eux des inquiétudes pour leur fille : sera-t-elle trop ballottée ? Finalement de retour à Los Angeles, leur enfant s’épanouit. La mère évoque un effet de contraste :

“Los Angeles m’ennuie, parce que je la connais par cœur […]. Peut-être que pour notre fille, c’est tout le contraire. Peut-être que pour elle, l’aventure, c’est connaître un lieu intimement, se sentir chez soi.”

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À l’inverse, Ksenia Kala, une Européenne mariée avec un Indien, mère de quatre enfants et installée depuis plusieurs années en Inde, a fait beaucoup de bruit en publiant une vidéo sur les réseaux sociaux où elle explique les traditions éducatives indiennes qu’elle a adoptées. Sa vidéo, accueillie avec enthousiasme en Inde, a été vue un demi-million de fois.

La presse indienne est généralement très friande des témoignages d’expatriés installés en Inde et d’Indiens installés à l’étranger. C’est donc sans surprise que le quotidien The Indian Express dresse la liste des pratiques adoptées par la jeune femme. Parmi elles, les massages quotidiens des bébés à l’huile, un “magnifique rituel de connexion et de bienveillance” qui implique souvent les grands-parents. Elle apprécie particulièrement le rôle des grands-parents dans ce processus. Mais, poursuit-elle, “ce que j’ai préféré en élevant mes enfants en Inde, c’est de leur donner des prénoms indiens”. La situation de ces enfants, biculturels et métis, reste différente puisque l’Inde est aussi leur pays, contrairement à la Chine et au Cambodge pour la fille d’Erica Garza. Moins besoin, dans ces conditions, d’un retour aux sources.